Selon des informations révélées le 24 septembre par El Mundo, puis rapportées par plusieurs médias, les services de renseignement américains auraient alerté plusieurs gouvernements européens sur une possible opération russe de drones visant la France, l’Espagne ou l’Italie. Le scénario évoqué impliquerait des drones russes de type Gerbera, dissimulés dans des conteneurs à bord de navires marchands avant d’être lancés depuis la Méditerranée. Leur objectif ne serait pas nécessairement de provoquer des destructions massives, mais pourrait être de perturber temporairement des infrastructures sensibles, comme des aéroports ou des ports. À ce stade, il s’agit d’une menace potentielle rapportée par les médias, et non de l’annonce d’une attaque imminente.
Cette alerte intervient alors que la France a récemment renforcé sa vigilance face aux menaces hybrides attribuées à la Russie, notamment les drones et les cyberattaques. Le 18 septembre, Emmanuel Macron avait demandé l’élaboration d’un plan visant à mieux protéger les infrastructures critiques françaises.
Pendant une grande partie de l’après-guerre froide, l’idée que la Russie puisse lancer une attaque directe contre l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) semblait presque inconcevable. Mais cette certitude s’est progressivement estompée. Alors que la guerre en Ukraine se prolonge, l’Europe se prépare désormais à l’éventualité d’une rupture durable de la paix.
Des troupes sont déployées vers l’est, les frontières sont fortifiées, les usines de munitions augmentent leur production et les systèmes de défense aérienne sont renforcés. Dans le même temps, les gouvernements européens élaborent de nouvelles stratégies pour renforcer la dissuasion et empêcher une éventuelle attaque russe.
Mais comment, concrètement, les pays européens se préparent-ils à cette éventualité ? Parcourez cette galerie pour le découvrir.