Donald Trump a affirmé, mercredi 14 octobre, que l’exploitation massive du pétrole, du gaz et des minerais allait bientôt commencer au Groenland. Mais le gouvernement groenlandais a rapidement nuancé ses propos. Interrogé par CNN, le vice-ministre des Mines, Jørgen Hammeken-Holm, a déclaré que le territoire était "très loin d’une exploitation à grande échelle".
Si plusieurs projets d’exploration sont effectivement en cours, ils pourraient encore prendre des années avant de devenir opérationnels. L’accord récemment conclu entre Washington, Copenhague et Nuuk prévoit bien une coopération dans le domaine des minerais, mais n’accorde pas aux États-Unis de droits spécifiques d’exploration pétrolière ou gazière. Une mise au point qui rappelle que les ambitions affichées par Donald Trump ne constituent pas une autorisation d’exploiter les ressources de l’île.
En effet, l’intérêt de Trump pour le Groenland ne se limite pas à des considérations militaires. Alors que la course aux ressources critiques s’intensifie, les dirigeants mondiaux se tournent vers une source encore largement inexploitée : le sol situé sous la calotte glaciaire du Groenland. Les experts estiment que sous les immenses étendues de glace recouvrant 80 % de l’île pourraient se trouver d’importants gisements de minéraux précieux, susceptibles de devenir essentiels dans les années à venir.
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